dimanche 30 mai 2010
Ode au silence
De ce corps stigmatisé ne reste que
morsure, de ce cœur brisé on ne pourrait garder que le souvenir de
quelques silencieuses larmes tristes…
Quel est
ce sentiment qui me nourrit d’ardeur un jour et de mort une éternité ? Quel
est ce sentiment qui plante une fleur dans mon cœur et en déracine une forêt ?
Ce sentiment est celui qui mène ma damnée vie, cette ile, unique par ses
douleurs, lointaine par ses nostalgies et inconnue par ses secrets…
Ce silence…est très dangereux. Le silence est
un gouffre aux idées noires, le ferment de la solitude et de la dépression. Ce
cadenas des lèvres est la plus cruelle des automutilations. Le silence est l’anorexie
des mots.. Pire, l’anorexie des sentiments…
Il me faudra avouer néanmoins que cette
solitude n’est pas totalement sans bienfaits ! Elle nous apprend à déceler
la vérité dans les yeux des autres, dans le ton de leur voix, elle nous apprend
à réaliser les intérêts et occupations éphémères mais surtout infimes de
certains.. Mais, d’autre part, en nous donnant la vérité, elle nous retire la tranquillité.
Il parait qu’un ne peut triompher des deux !
Ce qui
me fait le plus mal, c’est justement cette question de choix ; Un jour je fis l’amer constat que je n’étais
pas celle que j’ai rêvé de devenir. Que quantité de visages, de rêves prégnants
avaient disparu : mes paysages. Sans que j’y prenne garde, ils s’étaient enfuis et m’avaient quitté. Ainsi, chaque
jour on s’abandonne et on s’en va de soi, songeai-je alors. Des morceaux de
peau, des provinces de la mémoire se retirent. La mer et les déserts sont
remplis de ces paillettes, l’épithélium émotif de nos raisons de vivre. Un rêve
de jour effleure un rêve de nuit, et c’est le déchirement. Une ride n’en est
pas la cause, ni un écœurement, ni même la surprise d’une fatigue soudaine.
Mais
avais-je vraiment le choix ??
On ne
faisait que nous leurrer, nous accabler avec leurs discours pour nous noyer
dans leurs intarissables puits à arguments et pour, enfin, nous faire croire
que c’est notre choix, notre conviction ! Shame on them !! Alors,
nous, pour paraître plus légers, on se
déleste de vaines espérances, on quitte
nos propres rêves, laissant sur les
arêtes de trottoir qui on était, avec ses
chagrins. Nos mues sont abandonnées dans les couloirs de métro, sur les quais
de gare, à des stations de taxis… elles gisent aux bords des caniveaux quelques
instants puis sont piétinées, inconsidérément par les passants.
Qu’on-t-il
à vouloir nous voir réaliser leurs rêves ? Ne réalisent-ils pas donc qu’ainsi
ils foulent les nôtres ?? En ce jour, mes rêves sont-ils vraiment les
miens ? Vos rêves sont-ils les vôtres ?? Ceux de nos enfants seront
les leurs ou ceux de leurs ancêtres ?? Et la chaîne est infinie…
Quand je médite, je suis dans l’obscurité, et
quand je ne médite pas je suis aveuglée. Décidément, je suis condamnée à vivre
dans le noir..
vendredi 23 avril 2010
Des mots pour tes maux
Parce que je ne peux le dire,
Parce que je n'ai que des mots pour t'offrir,
Parce que je ne peux supporter de te voir souffrir:
J'écris et je t'écris des histoires de tous les temps,
J'écris et je t'écris sur les papillons et ce printemps,
J'écris et je t'écris, car je ne parle pas souvent.
J'écris et je t'écris pour récompenser l'absence,
J'écris et je t'écris pour alléger ta souffrance,
J'écris et je t'écris et puissent mes mots avoir un sens.
J'écris et je t'écris des mots stigmatisés par la douleur,
J'écris et je t'écris car seuls mes mots ont de la valeur,
J'écris et je t'écris, toi ma grande sœur.
J'écris et je t'écris, les mots, dit-on, peuvent égayer la peur,
et chasser ces petits vents coulis qui s'insinuent à nos cœurs.
Les mots, dit-on, ont ce pouvoir d'alléger les maux.
Le 10/04/2010
P.S: Poème écrit pendant une séance d'algèbre
lundi 15 mars 2010
Thoughts Of A Dry Brain In A Dry Season
I-Remords
Parce que je n’espère y revenir.
Parce que je n’espère rien.
Parce que je n’espère pas encore.
Je ne veux plus vouloir de ces choses là
Je n’espère pas connaître encore
Cette infime et éphémère gloire.
Parce que je ne pense pas,
Parce que je sais, que je ne devrais rien savoir
sur, Le pouvoir absolu mais transitoire
Parce que je ne peux tout dire…
Parce que je sais que le temps est toujours temps
Que le lieu est toujours lieu,
Et ce qui est, ne l’est que pour une fois,
et à un seul et unique endroit.
Parce que je ne peux espérer y revenir
Je ne peux qu’aller tout droit…
Parce que je ne peux y revenir,
J’espère pouvoir oublier,
Ces sujets auxquels je réfléchis,
Cherche à expliquer ,
et sous leur poids je fléchis.
Parce que je n’espère y revenir,
Puissent mes mots y parvenir,
Et faire taire cette colère-ci .
II- Would it have been worthwhile after all ??
Je les ai tous connu,
Ces matins , midi et soirs,
Tous ces moments de gloire,
Ces voix mourantes, à la mort
Des anges déchus de leurs pouvoirs.
Je les ai tous connu..
Comment pourrais-je alors oublier ??..
J’ai connu tous les regards,
Ces yeux aux regards divins,
Ces regards du début,
Ces regards de la fin.
Je les ai tous connu..
Comment pourrais-je alors oublier ??
Et souvent j’avais peur,
Car après tout,
Valait-il la peine ??
De sourire quand il ne fallait pas
De mentir quand elle ne devait pas,
De réduire le monde à sa passion,
Et le faire rouler entre deux questions ??
III- Reliques d’une passion
Reviens, Reviens..
Pour que je te raconte tout,
Je devrais peut être te raconter tout..
Non, ce n’est pas ce que je voulais dire,
Ce n’est pas ceci..
Absolument pas..
Sara
Le 07/03/2010
dimanche 10 janvier 2010
Invocations
Cris, Gémissements, stridents appels.
Hanteurs de cimtières,
Amoureux du sang,
Vous qui ne connaissez plus la lumière:
Enchainez le vent...
Faites règner la peur...
Tout se lamente..
Tout se pleure...
Terreur, effroi, souffrance;
Plus d'amour, plus de clémence.
Des cris de rivières,
Noires et rouges sang.
Des pluies de détresse et d'agonisement.
Murmures, frissons, souffles légers.
Créatures du ciel,
Lutins des forets,
Vous qui observez jour et nuit:
Faites tremblez la terre,
Courroux, orages et tonnerres.
Faites secouer les coeurs;
Tout se meurt;
Tout se détruit;
Rien n'est plus pareil....pour mon ame flétrie
Sara le 18/06/2009
vendredi 1 janvier 2010
Joyeuse Année 2010
...Je t'offre mes meilleurs vœux de bonheur pour cette nouvelle année !
Pour cette nouvelle année, je te souhaite d'oser.
Oser réaliser tes rêves.
Oser concrétiser tes projets.
Oser profiter de ton bonheur.
Oser apprécier l'amour qu'on te donne.
Oser avoir tout le succès que tu mérites.
Tout cela est en toi, il ne te reste plus qu' à oser.
Bonne Année.
mercredi 30 décembre 2009
Jogging
Il alluma sa télé et suivit le bilan matinal en dégustant son café, il pensait à ce qu’il allait faire de sa matinée , puisqu’il était au en congé, il décida alors d’aller faire du jogging , qui était d’ailleurs, son sport préféré , il rangea sa cuisine et se dirigea vers sa chambre pour se préparer , lorsqu’il remarqua son répondeur qui clignotait, il appuya pour écouter : « bonjour Arthur, c’est moi Paul, je sais que c’est ton jour de repos mais c’est important, habille-toi et passe au chantier , il y a un problème.. »
_ « c’est ce qui me manquait !! » pansa-t-il. Il enfila son jean et sa chemise, se coiffa et sortit en courant, il passa au garage, prit sa vieille Ford et roula à grande vitesse , une fois sur le chantier il repéra Paul qui courait vers lui..
_bonjour Arthur, j’espère que je ne t’ai pas réveillé ?
_oh non, mais je suppose que tu as une bonne raison pour gâcher ma matinée…
_oui bien sûr, une très bonne raison même, les os de deux de tes employés se sont broyés hier.
_explique, demanda Arthur effrayé.
_hier ils ont essayé de creuser un nouveau tunnel, mais il y a eu un effondrement et ce matin ils les ont retrouvés morts sous les décombres de fers…
Arthur n’arrivait pas à croire ce qu’il venait d’entendre car cet accident allait lui créer beaucoup de problèmes….
Il passa trois heures à répondre aux questions des inspecteurs de la PJ, vers 16h il décida d’aller examiner les lieux malgré le refus de Paul. Dès qu’il entra, il regretta son geste, et il y avait de quoi puisque une barre métallique rata sa tête, mes ses jambes ne lui échappèrent pas , sa douleur fut atroce, il cria de tout ses forces mais personne ne l’entendit, il essaya de se lever mais ses jambes ne l’aidèrent guère, après plusieurs tentatives il perdit espoir, et se laissa prendre par le sommeil.
Une lumière le réveilla, c’était le gardien, il épuisa toutes ses forces en criant, et lorsqu’il aperçu la lumière il s'évanouit.
Deux heures plus tard il reprit connaissance, il explora le lieu où il se trouvait et sût qu’il était à sa maison, il jeta un coup d’œil à son réveil, c’était 7h30 ,le 10 février c’est à dire son jour de congé , il se releva souriant, prépara son café, et repensa à ce qu’il fera de sa journée, et décida de rester à la maison, en se dirigeant vers la chambre, il remarqua son répondeur qui clignotait, et un frisson le parcourut …..
Le30Mai2007
Ces trois articles, retrouvés dans mes archives, avaient été sujets d'expresion écrite en classe de Seconde (Tronc commun)
P.S: Copies conformes ^^
Elle et Lui
Il errait dans les rues, ne sachant que faire .Il lui fallait absolument en trouver une, sinon ,comment allait-il faire ? il passa une grande baie vitrée et l’irrésistible envie lui prit de franchir la porte. Il avait le pressentiment qu’il la trouverait à l’intérieur. Elle était là,. En un coup d’œil, il tomba sous son charme et son envoûtante beauté. Une joie intense le submergea. Il l’avait enfin trouvé ! il ne perdrait pas la face devant ses amis ni devant le reste du public…
Maintenant il devait agir, comment faire ? devait-il se diriger vers elle tout de suite ? ou bien attendre et promener son regard sur le reste de la pièce ? cinq longues minutes s’écoulèrent sans qu’il n’ose bouger. Sa présence se faisait de plus en plus insistante. Il avait l’étrange sensation qu’elle l’observait. Cinq nouvelles minutes s’écoulèrent, maintenant il avait l’impression de lui être infidèle. Un quart d’heure qu’il était déjà là, et il n’avait toujours pas fait un mouvement .
Un coup d’œil à sa montre le décida enfin. Il lui restait une heure avant la cérémonie . il ne pouvait plus se permettre d’hésiter . d’un pas décidé il se dirigea vers elle et s’adressa à la jeune fille qui lui tournait le dos, quelques minutes plus tard, il ressortit du magasin avec un sac à la main. Une veste qui irait parfaitement avec son jean préféré. Soulagé ,il se sentait enfin prêt à faire son discours et à affronter la cérémonie.
Le 30Mai2007
Jeannette
Jeannette, restée seule à la maison, se mit à feuilleter des magazines nouvellement arrivés puis mit de la musique, une musique douce et mélodieuse, se blottit dans son fauteuil et commença à somnoler quand, soudain elle fut secouée par un fracas provenant de la véranda….
Tout d’abord elle crut qu’elle rêvait, mais le bruit se renouvela et fût plus violent , alors Jeannette se leva, prudente, sur le bout des orteils et chercha quelque chose qui pourrait lui servir d’arme,, elle opta pour le balais, elle le tint comme une épée et s’avança vers la véranda, en priant que la porte soit fermée ,elle s’approcha des vitres, et jeta un coup d’œil et.. pour sa plus grande surprise, qu’est ce qu’elle vit ??? une dizaine de pigeons qui se battaient pour boire et qui avaient renversé un vase, elle posa le balai, alla chercher des morceaux de pains moisis et deux récipients d’eau, elle ouvra la porte du balcon doucement et posa le repas qui fit réjouir les pigeons et Jeannette s’amusa à observer ces petits becs se battre pour la nourriture, quand encore une fois , elle fut remuée par un nouveau bruit, mais cette fois elle n’hésita pas, car elle l’avait devinait : c’était celui de son estomac…
Le 30 Mai 2007
mardi 3 novembre 2009
Lune Empoisonnée..
Je savais que rien ne serait plus pareil..Mais ce que je vis, me surpris.. Alors que je rentrais chez moi le soi, je fis temoin d'un spectacle des plus effrayants qui me laissa bouche-bée, mais surtout cerveau-bée ^^! C'était un soir de pleine lune...Une pleine lune comme je n'en vis jamais auparavant.. La lune était anormalement proche de la Terre, grande et tellement lumineuse..Autre chose...les étoiles avaient disparus..Aucune étoile.. Je me dis que c'est peut être à cause de la lumière de la lune..Mais même l'étoile polaire n'était pas là, L'Alpha Canis Majoris (connue sur le nom traditionnel de Sirius) non plus..Je me précipitai sur mon téléscope, le montai en hate : Rien, aucune étoile n'était visible..Le ciel était noir, juste la lune était là... J'ai passé ma nuit à contempler cette lune magique...Emportée par la fatigue, je fermai les yeux pour quelques minutes, à mon réveil..LE CHOC!! La lune avait changé de couleur... elle devenait rose...Cela m'appeura...En y prêtant attention, la couleur changeait peut à peu...rose foncé..rouge..rouge pourpre..noir... LA lune!!NOIRE??? Oh mon Dieu!! est-ce l'Appocalipse?? Est ce la fin du monde?? OH!! Le ciel était noir..Tout noir.. Cette obscurité, commençait à affecter le monde entier..Je ressentais que tout devenait noir autour de moi..J'avais mal...J'avais du mal à respirer..J'étouffais... Toute ma vie défila en un instant..Oh!! suis-je entrain de mourir.??Cette lune ne cessait de s'approcher de moi...Elle prenait encore et encore de l'amplitude... Je commençais à m'y engouffrer...Ce fut mon dernier souvenir.... Je savais au fond de moi que j'ai déjà vécu cette scène...Cette lune qui prit de l'ampleur, qui embrassa mon âme pour l'empoisonner..J'en ai déjà connu...
lundi 2 novembre 2009
Les mots Sourds...
Les mots sont sourds
Ou se muettent
Gilfes cachées au fond de soi
Brumes surgies
En sombres fêtes
Les mots sont sourds
Aux fond d'émois
Courrent les temps
sous les têmpetes
Les mots longs,sourds
Ne s'ouvrent pas
Gifles cassées, mais qui s'entêtent
Les maux sont lourds
Aux forts des mois
Cassures ,plis
Bruit, silhouettes
Ombres chinées sous le véranda
Les mots sont sourds aux girouettes
Qu'aucun vent ne ranimera.
Sara le 15/10/08




